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Virtualizor : un seul panneau pour 7 technologies de virtualisation, mais pour quel profil ?

Maël de Kerbrat 5 min de lecture
Virtualizor, panneau web unique pour gérer la virtualisation VPS

Virtualizor est un panneau web de gestion de VPS et de cloud. Il permet à un hébergeur, à un revendeur ou à un administrateur système de créer, superviser et vendre des serveurs virtuels depuis une seule interface, sans jongler avec les lignes de commande de chaque hyperviseur. Cet article détaille ce qu’il fait concrètement, comment il s’organise et dans quels cas il vaut le détour.

Ce que Virtualizor fait réellement

Un panneau de contrôle entre l’hyperviseur et le client

Virtualizor ne remplace pas un hyperviseur : il le pilote. Sur chaque serveur physique, appelé nœud, un hyperviseur (KVM, Xen, OpenVZ ou LXC) fait tourner les machines virtuelles. Virtualizor se place au-dessus et offre une interface graphique web, avec deux espaces distincts : l’espace administrateur et l’espace utilisateur.

Schéma d'architecture de Virtualizor : serveur maître, nœuds, hyperviseurs et machines virtuelles dans un panneau de gestion de VPS
Schéma d’architecture de Virtualizor : serveur maître, nœuds, hyperviseurs et machines virtuelles dans un panneau de gestion de VPS

Côté administrateur, la création d’un VPS se fait en un clic à partir d’un template. Côté client, l’utilisateur final peut démarrer, arrêter ou redémarrer son VPS lui-même, ce qui évite de transformer chaque petite manipulation en ticket de support.

À qui il s’adresse

La cible est d’abord professionnelle : hébergeurs qui exploitent leurs propres serveurs, revendeurs qui souhaitent proposer des VPS sans construire leur outillage, et administrateurs qui gèrent un parc de machines virtuelles. Un particulier qui veut simplement héberger deux ou trois machines chez lui n’en a généralement pas besoin.

Sept technologies de virtualisation dans une même interface

La liste prise en charge

Virtualizor gère sept technologies : OpenVZ, OpenVZ 7, Xen PV, Xen HVM, XenServer, Linux KVM et LXC. L’intérêt est de ne pas se lier à un seul choix technique. Un hébergeur peut garder d’anciens nœuds sous une technologie et déployer les nouveaux sous une autre, tout en les administrant de la même façon.

Comment s’y retrouver entre KVM, Xen, OpenVZ et LXC

Technologie Principe À retenir
KVM Virtualisation complète, noyau propre à chaque VM Souple, permet d’installer Windows comme Linux
Xen PV Paravirtualisation, l’invité sait qu’il est virtualisé Pour des systèmes invités adaptés
Xen HVM Virtualisation assistée par le matériel Proche d’une machine classique
OpenVZ / OpenVZ 7 Virtualisation au niveau du système d’exploitation Noyau partagé, légère, moins isolée
LXC Conteneurs Linux Léger, limité à des invités Linux

Ce tableau est volontairement simplifié. Le choix dépend de l’isolation recherchée et des systèmes que vos clients voudront installer.

Les fonctionnalités qui comptent au quotidien

Templates, statistiques et API

Virtualizor propose des templates d’OS prêts à l’emploi pour six familles : Windows, CentOS, Fedora, Debian, Ubuntu et openSUSE. Le template conditionne la création de la VM, ce qui rend le déploiement rapide et reproductible.

Les statistiques en temps réel couvrent les entrées/sorties, le réseau et l’utilisation du disque, aussi bien pour les nœuds que pour les machines virtuelles. Elles servent à repérer un voisin gourmand ou un nœud qui approche de sa limite avant que les clients ne s’en plaignent.

Penser « ciseau » : tailler les ressources plutôt que les subir

Une image aide à bien utiliser ces graphiques : celle du ciseau. D’un côté, la courbe de consommation réelle de vos VM ; de l’autre, la capacité que vous avez vendue. Quand les deux lames se rapprochent, vous êtes en surcharge. Quand elles s’écartent trop, vous immobilisez du matériel qui ne rapporte rien. Lire les statistiques d’IO, de réseau et de disque sous cet angle permet de décider quand ajouter un nœud, quand rééquilibrer des VM et quand ajuster vos offres, au lieu de réagir uniquement aux incidents.

Cluster et API : passer à l’échelle et automatiser la vente

Un serveur maître, plusieurs nœuds

Le clustering repose sur un serveur maître qui pilote l’ensemble des nœuds. Virtualizor annonce la gestion de centaines de nœuds depuis ce point central, avec un ajout ou un retrait de nœud présenté comme simple. Chaque nœud doit disposer de son hyperviseur ; le maître n’en tient pas lieu. Pour une activité qui grandit, cela évite de multiplier les consoles d’administration.

L’API, passerelle vers la facturation

L’API est disponible en trois formats : JSON, XML et PHP serialize. C’est elle qui relie le panneau au système de facturation. Un revendeur peut ainsi automatiser la livraison de VPS : le client commande et paie, la facturation appelle l’API, la machine est créée sans intervention manuelle. ClientXCMS, par exemple, propose une intégration de Virtualizor allant dans ce sens, ce qui intéresse particulièrement les revendeurs francophones.

Installer, se faire accompagner, choisir en connaissance de cause

Installation et support

L’installation suppose un serveur prêt à accueillir le panneau et les hyperviseurs choisis sur les nœuds. Si vous n’êtes pas à l’aise avec cette étape, des prestataires indépendants proposent d’installer et de configurer Virtualizor à votre place, notamment sur des places de marché de services. Côté éditeur, un support disponible 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 est mis en avant.

Les informations de tarification et de licence ne sont pas détaillées ici : vérifiez-les directement auprès de l’éditeur ou d’un revendeur de licences avant de vous engager.

Faut-il l’adopter ?

  • Oui, si vous vendez des VPS et voulez automatiser la livraison via l’API.
  • Oui, si vous mélangez plusieurs technologies de virtualisation et cherchez une interface unique.
  • À réfléchir, si vous gérez une poignée de machines pour un usage interne : un outil plus léger peut suffire.
  • À comparer avec d’autres panneaux avant de décider, en fonction de votre budget, de votre équipe et de vos hyperviseurs.

Virtualizor séduit surtout par sa polyvalence et son automatisation. Son vrai test se fait sur un nœud d’essai : créez un VPS, observez les statistiques, simulez une commande via l’API, puis décidez.

Maël de Kerbrat

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